Les palaces français à la reconquête des touristes chinois.

plaza athenée 

L’appellation « palace » est synonyme de Saint-Graal pour les 16 hôtels français qui en bénéficient. Ces représentants du savoir-recevoir à la française jouent un rôle clef dans l’image de notre pays à travers le monde, et plus particulièrement en Asie. Les touristes chinois se sont pourtant montrés moins nombreux dans l’hexagone durant le mois de décembre 2015 ; comme beaucoup de touristes suite aux attentats de novembre.

La population chinoise représente une clientèle à fort pouvoir d’achat pour l’industrie du luxe en France. C’est pour cette raison que les dirigeants de 14 palaces français ont décidé de lancer une véritable opération séduction de l’autre côté du globe afin de redorer l’image de leur secteur d’activité. Sur les 11 premiers mois de l’année précédente, ce sont près de 1,3 millions de touristes chinois qui ont résidés dans différents hôtels de la région parisienne. Et c’est dans l’optique d’optimiser davantage ce marché que le 11 janvier dernier, notre ministre des affaires étrangères – Laurent Fabius – a annoncé que le délai de délivrance des visas aux groupes de touristes chinois serait divisé par deux, passant ainsi de 48 heures à 24 heures.

Un véritable marathon promotionnel

Bien que le climat soit tendu, les représentants de ces différents palaces souhaitent absolument faire remonter le nombre de visiteurs chinois en mettant en avant l’excellence inégalable de ces prestigieux établissements made in France. La semaine dernière était donc un véritable marathon promotionnel auprès des agents de voyages, des journalistes, mais également des leaders d’opinions et des influenceurs chinois. Les villes de Pékin et Shanghai ont alors accueilli des évènements rassemblant des centaines de personnes. Au programme : conférences de presse, cocktails, ateliers ou encore dégustation de vins : autant de moyens mis en œuvre pour reconquérir le cœur de cette clientèle moteur du tourisme en France. Mardi dernier, François Delahaye avait indiqué à l’AFP qu’il ferait partie du voyage ; confiant pourtant que ce déplacement avait été planifié bien avant les attaques du 13 novembre.

« LA » destination en matière d’accueil de luxe !

« Avec ces opérations de promotion des palaces de France, conduites à Moscou fin 2014 et en Chine en ce début d’année, nous souhaitons valoriser auprès des clientèles des pays émergents tout le savoir-faire de la destination en matière d’accueil et de luxe. Les palaces sont une spécificité typiquement française qui nous permet de les accueillir dans les meilleures conditions », a souligné Christian Mantei, directeur général d’Atout France. Espérons que les touristes chinois reviennent très bientôt découvrir ou redécouvrir la capitale mondiale de luxe !

A useful retail experience..

We often forget that luxury companies, to be able to earn money and fame, have to have very strong salesperson teams. Those persons are very key and they need to be completely aware of the clientele trends and behaviors. Interviewing those people is quite revealing and it helps a lot to understand how the luxury galaxy works.

As far as I’m concerned, I’ve been able to make some interviews in the fashion industry. They do all agree on some points, they all want to make us dreaming. Here is a quote: « I think that luxury is a world that is made to make people dream and that’s it », it represents a lot what salespersons have in mind while working.

Furthermore, they all are very involved in their work, they do believe in their brand(s) identity and potential. They truly embody brands’ values while they are working and sometimes even when they are not working.

They consider luxury clientele as « dreamers, they want to escape by buying some luxury goods and services». But they are also very aware of the fact that anyone can buy luxury. «A Luxury client can be anyone. I think that everybody can have high expectations. Every person that is able to enjoy the simplest thing is a Luxury client».

Again, it’s all about dreaming and believing, «They act, they talk, they think, they spend in many different ways. The only thing they have in common is that they do really love to live or own something that they’ve been dreaming of ». Salespersons are trained to be open-minded, smiling, respectful, good convincers, honest and representative of the brand they are working for.

When they have to face major problems, they have to be very reactive, dynamic without forgetting that every customer can be a client. For those who faced problems with VVIP’s, they had to breath a lot ( I was told that it helps a lot..) and think rapidly in order to solve problems before VVIP’s noticed there was one. Sometimes, situations are quite complicated and they are not allowed to ruin relationships. That’s why they are trained for, embellish people’s needs and desires doing anything to protect them from «backstage» full of problems.

We can totally make a parallel between salespersons and psychologists in a way. They both work to make people’s life more comfortable.

 

PALAIS DU LUXEMBOURG

 

The palace was built for Marie de Medicis, mother of King Louis XIII, in place of a former private mansion owned by François, Duke of Luxembourg, hence its name. Marie de Medici bought the structure and its relatively large area in 1612. The reconstruction of the palace hotel was by the architect Salomon de Brosse

The furniture of the palace are a part of his main artistic project, and left nothing of the original interior that adorned the hotel, she was responsible for designing all the furniture. The series of paintings commissioned and decorated around the palace, now scattered in various museums. The most famous, a series of twenty triumphant screens were commissioned from the painter Peter Paul Rubens.

Typically seen in French palaces, the wings of the building would be surrounding a main court, with the chief living quarters and chapel facing a garden.

The Luxembourg Palace and garden is a prominent place of interest and beauty in Paris. The garden is the largest public park in all of Paris. The park was fashioned for Marie de Médicis and was remodeled by royalty whom, after her death, also inhabited the palace surrounding the garden. The garden has exquisite’s fountains designed by the same architect who modelled the palace, Salomon de Brosse. Also within the garden there are orchards of pear and apple trees. Children are also warming welcomed with basins of water for toy sail boats in addition to marionette shows. Chess players and tennis players alike have places to practice their games at the Luxembourg garden. The 25hectare compilation of manicured lawns, blossoming trees, and flower gardens make the Luxembourg garden a fashionable oasis for meetings of students, lovers and friends.

The Palais du Luxembourg embodies stylistic elements of Baroque architectural style through its explorations of form, light and shadow. In addition to these aspects, an external facade often characterized by a dramatic central projection can also be seen very prominently in the Palais.

Grand-Ducal-Palace-Luxembourg-City-interior

 

#parisarchitecture #palaisdeluxembourg #beautyandluxury

Hôtellerie de luxe à Paris, vers le label Palace

Le Meurice

Depuis 2010, l’appellation « palace » est un label auquel peu d’hôtels de luxe peuvent se vanter d’être attachés. Si le terme est courant dans l’hôtellerie, il n’en reste pourtant que, pour la plupart, un terme commercial.

Depuis les années 1830, le mot d’origine anglaise désigne un établissement de grande taille, de bon goût et offrant des services de luxe. C’est au début du XXème siècle que la France construit en nombre conséquent de grands établissements de luxe pour accueillir la clientèle fortunée anglaise qui aime passer ses vacances en France. En 1909, la demeure du Duc de Crillon est transformée en Hôtel de Crillon, s’en suivent alors de nombreux établissements de renommée tels que le Plaza Athénée, le Ritz, le Bristol, le Meurice ou encore le Georges V.

Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Un Palace ? Non, un 5 étoiles !

Deluxe Junior Suite au Plaza Athénée

Beaucoup de personnes ont tendance à ne pas faire une distinction cohérente entre un hôtel de luxe et un « Palace ». En effet, cette appellation très prestigieuse est un critère qui est décerné à des hôtels respectant scrupuleusement des caractères bien définis.

Bien que le terme soit d’origine anglo-saxonne, « Palace » est un gage d’excellence et de prestige réservé à l’élite hôtelière française exclusivement. Le label, présent depuis 6 ans seulement de manière officielle, comporte les critères suivants :

-La première étape (outre l’obligation d’un établissement basé sur le sol français) est d’être un hôtel 5 étoiles depuis 12 mois, ou 6 mois s’ils ont été rénovés. Ils doivent ensuite soumettre un dossier à une commission d’appel nommée Atout France, justifiant qu’ils respectent les 203 critères obligatoires, et les 31 facultatifs, pour pouvoir être potentiellement admissibles.

-Une fois la phase d’écrémage terminée, les dossiers triés passent devant un jury qualifié, et présidé par 10 juges. Ce jury analysera les critères objectifs (localisation, qualité du service, personnalisation, précision et excellence du service et de la gastronomie, et la démarche environnementale mise en place par l’établissement).

Jardins du Bristol

Il existe toutefois une alternative trompeuse pour les non-experts, permettant à ces hôtels, prestigieux mais qui ont été recalés par Atout France, de se donner une illusion de Palace tout en approchant l’excellence : le label « 5 étoiles supérieur ». Ce titre est attribué à l’international, est décerné par Hotelstars Union composée actuellement de 11 pays européens. Leurs critères sont par ailleurs tout aussi (voire plus) exigeants que ceux des Palaces : unicité, particularité, distinction et exception. Ces établissements ne doivent être en aucun cas copiés ou imités.

Du symbole du luxe, au lieu d’exception, en passant par le prestige « made in France », les appellations hôtelières convergent mais ne se ressemblent pas.

Tea Time au Shangri-La ! MMmmm …

Architecture d’exception :

Situé au cœur du 16e arrondissement de Paris, au 10 Avenue de Iéna, le Shangri-La Hôtel est classé monument historique. Ancien hôtel particulier du petit neveu de Bonaparte, Le Prince Roland Bonapart, le “Palais Iéna” -ainsi nommé autrefois- était le lieu de rencontre de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie parisienne.

Cet écrin raffiné est aujourd’hui devenu l’un des Palaces parisiens les plus prestigieux mêlant, à la perfection, hospitalité asiatique et art de vivre à la Française. Le Shangri-La allie parfaitement excellence, perfection et intemporalité.

 

Les 101 chambres et suites, d’un très haut standing, offrent, pour la plupart, une vue imprenable sur la Tour Eiffel qui se trouve à 2 pas (à 600 mètres exactement !).

Vue Tour Eiffel Shangri-La Paris

Vue Tour Eiffel Shangri-La Paris

 

Pour satisfaire tous les palais, un grand choix gastronomique est proposé aux clients avec 3 restaurants. Tout d’abord l’Abeille, restaurant de gastronomie française et le Shang Palace composé d’une équipe spécialement venue de Hong Kong, détiennent tous deux 1 étoile au Guide Michelin. Enfin le Bauhinia qui propose à la fois une cuisine asiatique et française.

 

Petite surprise gustative, c’est le seul Palace à proposer un Tea Time Vegan élaboré par Michaël Bartogeti le Chef Pâtissier. Mais qu’est-ce que c’est, me direz-vous ?

Et bien, il s’agit d’un Tea Time sans protéines ni graisses animales. Le lait est remplacé par du lait d’amande, de soja ou d’avoine et les œufs par de la purée de coco ou d’amande. Les pâtisseries sont donc plus légères !!

Tea Time Vegan Shangri-La

Tea Time Vegan Shangri-La

Des recettes savoureuses et originales, plus aériennes, à la farine de riz ou de châtaignes, des sucres non raffinés, comme le sirop d’érable, la fleur de coco ou la panela, sont utilisés, donnant ainsi naissance à des pâtisseries gourmandes et riches en goût.

 

Une dizaine de pâtisseries à la carte et des mini-sandwiches salés sont proposés. Compter environ 39€ par personne.

 

Prochain défi à relever, le Tea Time Vegan et sans gluten 😉 !!

 

 

Shangri-La Hôtel Paris, 10 Avenue de Iéna 75016 Paris

 

 

Le prestigieux refuge de Courchevel

 

Il n’y a plus de doutes. L’hiver s’est définitivement installé en France. Les premiers flocons de neige sont tombés, les écharpes sont enfilées et de nos plus beaux manteaux nous nous sommes équipés. La saison d’hiver a bel et bien commencé.

 

Rendez-vous dans la première Maison Cheval Blanc de Courchevel, situé au cœur des Alpes Françaises, autrement appelé le “Saint-Tropez des neiges”. Perché à 1 850m d’altitude, ce refuge d’exception fait partie du célèbre cercle exclusif des Palaces Français. Cette maison chaleureuse et intimiste accueille 37 chambres et suites spacieuses au sein du prestigieux Jardin Alpin et offrent un accès direct au plus vaste domaine skiable au monde : Le Domaine des 3 Vallées.

Dans cet esprit intime, élégant et ultra-contemporain, les clients y viennent pour se retrouver et s’abandonner le temps d’un week-end ou d’une semaine.

Au programme, des heures et des heures à se faire chouchouter dans le spa Cheval Blanc, proposant également des soins et des massages signés Guerlain. C’est un univers où il est bon de venir se délasser et se ressourcer au cœur de l’hiver, idéal pour laisser ses pensées vagabonder lorsque la neige tombe à gros flocons ou que le soleil caresse les cimes du domaine. Conçu pour proposer des soins toujours plus pointus et efficaces, il intègre chaque saison des protocoles innovants créés sur mesure pour les séjours en altitude.

Une fois relaxés, les clients peuvent profiter du 1947, fameux restaurant récompensé 2 étoiles au Guide Michelin et coordonné par le Chef Yannick Alléno. S’en suit une virée au White Bar et son chaleureux fumoir, ouvert tout au long de la journée. Détendu le jour et pétillant le soir, il propose une carte montagnarde simple et gourmande.

 

Une déclinaison des Maisons signés LVMH
Suite à l’ouverture des portes du Cheval Blanc à Courchevel en 2006, mais surtout suite à son succès, le groupe LVMH Hôtel Management a pris la décision de dupliquer le concept à Randheli situé aux Maldives (2013), mais également à Saint-Barth dans les Caraïbes (2014). Par ailleurs, de futurs projets sont en cours, notamment pour l’ouverture d’un Cheval Blanc à Oman et à Paris à la Samaritaine.

 

Camille Declercq

The Peninsula Hotel – from Beijing to Paris…

The Peninsula hotel group, that started operating in Honk Kong 1928, has become, through time, a symbol of luxury, prestige, outstanding service and China´s first luxury hospitality brand. My very first experience in this group was in Beijing, I used to live there when I was a teenager and having meals in all those amazing hotels was definitely part of our weekend´s routine. The truth is that I wasn´t really able to appreciate it. The hotel´s standards were getting higher and higher in China, and all that seemed pretty normal to me and to all my friends. It was part of our lives, full stop.

Many years after, in Paris, I decided to spend a night at The Peninsula. It opened in 2014, so I had not seen it yet and this is why I chose it among so many other renowned hotels. And yet, I did not regret it!

I always thought that Chinese were quite megalomaniac, and when it comes to hotels they surely know how to impress their guests. As you walk by the famous Avenue Kléber, it is impossible not to notice the majestic pair of guardian lions at the entry of the hotel, symbolizing the “Middle Kingdom’s magnificence. I immediately felt projected into the entry of the Forbidden City!

Moreover, as you enter the hotel you can almost feel the acclaimed Chinese delicacy caressing your skin: the crystal leaves hanging down the lobby are just as exquisite as the ginkgo leaves that embellish Beijing´ streets…

But when it comes to the accommodations, tradition is definitely replaced by modernity.  I stayed at the Grand Premier Room, an elegant 50 square meters room with a “huge” walk-in closet, an amazing marble bathtub, and girls: a nail dryer! How cool is that? Not to mention that all the frigobar drinks and a bottle of wine were offered by the hotel. Now, that is a way of pampering your client, isn´t it?

This was by far one of the best experiences I had in a hotel. The Peninsula surely understands what luxury is. Not only they provide us with this stunning atmosphere, but they also grant an amazing consumer´s experience.

The WOW effect is at the 19, Avenue Kléber and I highly recommend it!!!

Le dressing olfactif signé Yves Saint Laurent

La maison française Yves Saint Laurent nous dévoile en ce début d’année son dressing olfactif intitulé « Le vestiaire des parfums ».

« Le parfum est la forme la plus intense du souvenir« 

On dit souvent que les vêtements portent des odeurs. A chaque pièce, une fragrance assez particulière. Essayez par exemple de vous souvenir d’une écharpe. N’avez-vous pas eu un soupçon d’odeur qui vous rappelle votre enfance ou un souvenir particulier ?

C’est le défi que s’est donné la marque française Yves Saint Laurent : transposer le dressing d’une femme composé de pièces emblématiques en parfums. Impossible vous dîtes ?

Il y a quelques mois seulement, Yves Saint Laurent nous a dévoilé son vestiaire olfactif. L’idée, simple mais innovante à la fois, se base sur les 5 pièces phares de la marque : Tuxedo, Caftan, Trench, Saharienne et Caban. Initialement destinés à être portés par l’homme, la femme a su l’adapter à son style et s’accorder quelques nouvelles pièces de prêt-à-porter.

De cette manière, chaque pièce emblématique a été minutieusement analysée, et passée au crible afin de s’en imprégner le mieux possible et de pouvoir choisir les ingrédients exactes qui seront en adéquation avec le vêtement choisis. Prenons l’exemple du Tuxedo : il est incarné par des couleurs sombres comme le noir, avec des matières plutôt mates. Ici, le couturier va décider de traduire ses caractéristiques par des mélanges d’épices et de patchouli. Pour le reste, l’aspect confortable du caban sera interprété par le poivre rose, la luminosité de la saharienne se fera ressentir à travers le musc blanc, l’exotisme du caftan quant à lui sera associé au benjoin et à l’encens, et enfin, l’élégance du trench sera mise en avant par les agrumes et l’iris.

La collection intitulée « Le Vestiaire des Parfums » signée Yves Saint Laurent est proposée en exclusivité aux Galeries Lafayette Haussman situées dans le 9ème arrondissement de Paris, ainsi que sur la version en ligne www.yslbeauty.fr

Pour ce qui en est des prix, l’eau de parfum commence à 240€ les 125ml.

 

Paris : l’industrie du luxe en perte de vitesse depuis les attentats

Loft parisien

Les attentats du 13 novembre 2015 ont laissé une trace indélébile dans la mémoire des parisiens et dans l’esprit de tous les amoureux de la ville à travers le monde. Aujourd’hui, même si la vie a repris son cours, un constat est inévitable : l’industrie du luxe a subi de plein fouet les conséquences de cet événement tragique.

Paris se caractérise par ses monuments historiques, sa gastronomie inimitable, son architecture Haussmannienne, mais également par les longues files d’attente qui s’étendent dans les quartiers chics. Mais récemment, ces dernières ont comme qui dirait disparues ; et l’ambiance des boutiques de luxe est très loin d’être étouffante. Quelques irréductibles touristes asiatiques continuent néanmoins d’arpenter les prestigieuses avenues à la recherche de l’excellence de notre savoir-faire. Le Printemps ainsi que les Galeries Lafayette ne sont pas en reste non plus, puisque depuis les évènements de novembre leur fréquentation a baissé de 30% à 50%. L’année 2015 s’achèvera donc avec un goût amer pour l’industrie du luxe.

La fréquentation des touristes chinois va peser sur l’économie

Concernant la vente de produits de luxe, Paris est en deuxième position derrière New York ; et 60% des achats en France se font au sein de la capitale. Ce n’est plus un secret, ce sont les touristes asiatiques – et en particulier chinois – qui tirent les ficelles de ce marché. 80% de leurs dépenses se font à l’étranger ; ce qui leur permet de représenter environ 40% des ventes de luxe à travers le monde. La France quant à elle pèse 46% du marché européen. L’an dernier, plus de 2 millions de touristes chinois ont visité notre continent ; un chiffre qui pourrait bien être revu à la baisse l’an prochain.

Des conséquences à l’échelle européenne ?

A noter également, le nombre colossale d’annulation des réservations dans les hôtels de luxe et dans les restaurants gastronomiques de la capitale ; qui ont chuté de près de 40% pour la fin de l’année 2015. Passer les fêtes de fin d’année à Paris n’était donc plus la priorité de la clientèle fortunée que la ville à l’habitude de recevoir. Les autres capitales européennes craignent également pour leur industrie du luxe ; un effet boule de neige que les grandes enseignes redoutent. Néanmoins, l’année 2016 devrait de nouveau sourire à l’univers du luxe parisien.

A l’image de New York en septembre 2001, qui s’est relevé après 3 mois de désertion de sa clientèle ; la luxueuse image de Paris est et restera inébranlable.

Le trench Burberry: depuis 1979 à 2015, histoire d’un symbole

Si Yves Saint Laurent créé en 1962 le trench comme on le connait aujourd’hui, c’est Burberry en 1979 qui lui donne ses lettres de noblesse.

Au départ, le célèbre manteau n’était autre qu’un manteau d’officier dessiné pour les hommes pendant la première guerre mondiale de 1914 par Thomas Burberry. Par la suite, les clients sont séduits par sa résistance, son élégance et évidemment son étanchéité. Ce n’est qu’en 1979 que le trench est produit dans la matière qu’on lui connait aujourd’hui, la gabardine.

C’est grâce aux stars hollywoodiennes qui l’ont porté que les yeux du monde entier se sont tournés vers le célèbre manteau signé Burberry, synonyme de prestige. Au même titre que le costume ou le jean, la haute couture a transformé le trench pour le tourner vers les femmes qui l’ont tout de suite adopté.

Dans les années 80, le trench se renouvelle et avec le mouvement punk, se porte en cuir et très long. Mais depuis ces 30 dernières années, de nombreux designers tels que Jean-Paul Gaultier, Sonia Rykiel, et bien-sûr Burberry ont joué avec les codes du trench, lui ont donné l’audace et l’ont féminisé. Habillé de métal, en couleurs, de différentes matières et même lacé, le trench est plus qu’un manteau, c’est une symbole.

La célèbre pièce de Burberry s’est vue évoluer, se transformer mais est toujours restée une marque d’élégance, de chic, de pouvoir et de sobriété que l’ont soit un homme ou une femme. Merci Burberry.