FASHION MADE IN WORLD BY KAMERI

Dans la lignée des mouvements qui prônent l’authenticité, un mode de consommation plus réfléchi et moins « mainstream » car issue de projets innovants, engagés et créatifs.
Insufflé par l’aire digitale, nombreuses de ces initiatives se mettent en place par le biais d’internet et le milieu de la mode est loin de manquer à la tendance. Aujourd’hui, je vous présente le projet qui a marqué mon année 2015 : KAMERI-SHOP.COM
Partie du constat que la mixité fait partie intégrante de notre quotidien, l’E-concept strore original Kameri propose de nous offrir une garde-robe à l’image de ce paradigme.
Ainsi, ce dernier a pour but de nous faire voyager à travers la mode. Ceci, en mettant en lumière des designers du monde entier via le web afin de leur donner une visibilité à l’échelle globale. Mais avant d’acquérir ce panorama « monde » de talents, le concept développé depuis la Martinique et initié par une martiniquaise sélectionne rigoureusement des créateurs tant caribéens qu’européens afin de prouver que synergie il peut y avoir entre ces deux aspirations qui forgent son identité. On y trouve dors et déjà la créatrice parisienne Karine Arabian ou encore le créateur trinidadien KAJ et bien d’autres à découvrir.
Des pièces exclusives, créatives issues d’une main d’œuvre artisanale sont alors mises en avant chaque saisons (tous les 6 mois) et invitent à un voyage moderne entre les styles et les époques.
Occasion de découvrir des créateurs talentueux aux univers tous autant différents et se retrouvant en l’image éclectique de Kameri-shop.com qui vous garantira d’être différent et c’est là la clé d’une expérience Luxe.

 

Beauté. Cap sur 2016.

Le marché de la cosmétique est un marché porté par l’innovation. Aujourd’hui, pour se réinventer, les marques font la pari de miser sur les nouvelles tendances qui ont su faire leurs preuves et séduire une large clientèle. Zoom sur les alternatives prises par les marques.

1. S’inspirer d’ailleurs :

Innovants, les produits coréens présentent de nombreux atouts comme leur composition issue de la médecine traditionnelle ou encore leurs packagings kawaï très girly. La beauté made in Korea, appelée K-beauty, séduit les consommateurs mais aussi les marques qui s’en inspirent pour le lancement de leurs nouveaux produits comme Lancôme et son Miracle Cushion, pour une couvrance parfaite.

http://www.sephora.com/korean-skin-carePar ailleurs, Sephora, à l’instar d’autres marques occidentales, a d’ores et déjà fait le choix de surfer sur la vague coréenne en distribuant Chosungah et récemment Tony Moly ou encore LANEIGE (lancée au Canada et axée sur l’hydratation de la peau).

De son côté, le géant américain Macy’s a ouvert une boutique dédiée à la K-beauty dans le Queens à New-York, en partenariat avec la marque de soins Peach & Lily.

2. Capitaliser sur les nouvelles tendances :

Le multimasking ou l’art d’utiliser plusieurs masques simultanément pour répondre aux préoccupations des différentes zones du visage et du cou fait fureur. Bien qu’il ne soit probablement pas un nouveau concept pour la plupart des professionnels, il est devenu une énorme tendance chez les consommateurs. Éminence Organic Skin Care l’a bien compris et a décidé de lancer ses propres masques duo.multimasking

En capitalisant sur cette tendance de layering, les marques s’assurent d’un bon retour sur investissement. Deux des produits de Clinique se retrouvent dans le top 5 des articles les plus vendus ; de même que le masque éclat instantané global anti-âge Revitalizing Supreme d’Estée Lauder ; ou encore le masque baume repulpant multi-intensif de Clarins. Le multimasking permet la hausse des ventes de masques (près de 22,8% au Royaume-Uni, d’après le groupe NPD).

3. Développer son côté viral :

Les marques sont également de plus en plus nombreuses a prendre le tournant du numérique (cf Sephora Flash). Comme un passage obligé pour se réinventer, et en vue de générer de l’interactivité, les marques investissent dans l’expérience virale en boutique plutôt que dans la publicité sur Internet.

burberry-beauty-boxBurberry, pionnier en matière d’expérience digitale avait déjà fait ses preuves. A Covent Garden, la célèbre marque londonienne a initié ses clientes à sa première boutique connectée appelée Beauty Box. (https://youtu.be/H9yaz2XS8xQ). Guerlain aussi s’oriente vers le digital, en proposant, dès janvier prochain, un orgue à parfums digital fonctionnant sur la base d’un questionnaire olfactif dans sa boutique de la rue Saint-Honoré à Paris. La marque franco-coréenne Erborian, quant à elle, choisit d’offrir une expérience consommateur plus attractive en proposant à ses clients de régler leurs achats via l’application de paiement mobile Fivory. Gain de temps assuré.

Pour plus d’efficacité en 2016, les marques devront penser leur développement numérique dans leur globalité. Un sujet qui sera au coeur des préoccupations de la deuxième édition du salon Cosmetic 360, les 13 et 14 octobre 2016, au Carrousel du Louvre à Paris.

SEPHORA FLASH EXPERIENCE

We were very excited to go to the new Sephora store opened last October 21, a connected store called Sephora Flash at 66 Rue de Rivoli in Paris. At first glance, it seemed like we were about to experience something quite amazing – the next generation of stores.
sephora-flash-robot-cardnfc_mini        When you enter in this suitable-size shop and move on to this cutie robot Nao the thrill begins, although he is really just there to deliver a single introduction message (no quite very interactive) and to encourage you to pick up a NFC cards enabling you to experience something hopefully truly unique. The idea is to take this precious card and go shopping into the shop. Indeed, you can find lots of connected touchscreens providing information related to physical and non-physical products. You just have to place your card near one of those screens to add and save the product in the shopping-card-basket. Once your shopping is complete, you can pay on the spot, recover available items and receive the other non-available ones at home.

Besides the trendy robot and this NFC card, you also can experiment an automatic sampler with your sales slip at the end, freely recharge your smartphone while enjoying your shopping experience and take selfies (then sent by email) via a special mirror.

So far… so good you may say… But, here is the thing… Actually only a few references are available in the shop, so you can’t test all the products you want. Most of the time, you can’t leave with all the articles you selected since there is not much stock. So, you have to come back for next-day delivery or wait for home delivery. What a disappointment… why not stay at home and go shopping online in this case? So even though this store is a step up in digital for Sephora, we felt a bit frustrated and wondered if the brand was more surfing along on the digital trendy image wave than providing a real connected store?

In our MBA specialized in Luxury at the EFAP school, we thought of four ideas/suggestions to take the experience a step further. Here are some of them:

  1. The first thing we were thinking about is the NFC card in itself. Why not use the “Sephora card” instead of this disposable one? The benefit would be double for Sephora: they could reach a wider clientele while expanding database and develop a more personalized experience with the customer at the same time. That way the customer could also benefit from a real cross-channel experience while connecting on the website next time they do an online order. All the tested products could be saved on the card and the customer could easily find them on the website and even be proposed special targeted discounts…
  2. Regarding this last point, we also thought that the use of Beacon Technology would enable Sephora to precisely locate the user in a store and send him customized notifications of products on sale around him he may be interested of. The technology could also enable payment at point of sale in order to pay without opening your wallet or pulling out your credit card.
  3. Moreover, for even more customization, Sephora could suggest to its clients to make their wish list (for Christmas or birthday) via the connected touchscreens before sharing it with some close friends and family members via social networks or email. In addition to providing a service… they would be able to gather more emails…
  4. And let’s go wild… What about the next step… What about enabling people to create their own make-up in the store. Yes, tomorrow is already here thanks to 3D printing technology. That kind of technology would be the true leap towards an amazing digital experience. Imagine scanning your skin and being delivered exactly the exact taint needed for your foundation as Sayuki Custom Cosmetics already offers (https://www.youtube.com/watch?v=znB_ZZpjJp4).

So, to conclude, yes, Sephora is one of the first stores to offer this kind of connected experience – and we do believe it’s the way to go. However, we thought this store as it has been conceived would be more appropriate as a corner in a department store for example. Indeed, the large brands are on-site, but Sephora would enable the customer to avoid the burden of extra packages: why not be delivered at home? But from our modest experience, we were not convinced by the overall stunt that appeared to us to be more of a communication strategy than a really finalized concept. We have to admit it’s hard to compete with what Burberry managed to do in its flagship in London (https://www.youtube.com/watch?v=Oh6DcY7zoYI) where the lines are more extensively blurred between the digital and real world and really seduced us. But we would love to see Sephora moving one step further towards it!

 

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Quand le « Click & Buy » rencontre la mode…

Select12179321_10207887528447274_949950695_nionnist (nom masculin, anglicisme) Shazam de la  mode

Un tonnerre d’applaudissement pour cette application ! Son but, nous aider à retrouver tous les must-have fashion dans les magazines. Le procédé est très simple : on se connecte à l’application, on flash la pièce qui nous plaît pour qu’un e-commercant apparaisse pour acheter la pièce en question. Actuellement, plus de 5000 produits y sont référencées avec 30 magazines partenaires.

Qu’en pensons-nous ?

Nous pensons que cette nouvelle application arrive à point nommé ! Du fait d’un changement de comportement notoire de la cible actuelle, il devenait presque crucial de créer quelque chose qui permettrait à tout le monde d’accéder, ou presque, à des pièces vues sur le print. Cela révolutionne quelque part le parcours client dans le monde du luxe. En effet, dans les prints partenaires tels que ELLE ou Madame Figaro, les pièces mises en lumière sont pour la plupart des pièces pointues, de grande marque.

Grâce à cette appli, il est désormais beaucoup plus simple d’accéder à de telles pièces sans se déplacer ni à avoir à passer le seuil d’une boutique. On peut alors se poser des questions sur l’expérience client dans le luxe ? Cependant, dans ce monde d’ultra-connectés, les gens aiment de plus en plus être en mouvement et la possibilité de retrouver et acheter une robe lue dans un magazine réputé pour ses pièces pointues est assez réjouissante. Qui plus est, le fait de pouvoir acheter une robe lue dans le ELLE italien ou un chapeau dans le Madame Figaro français fait grimper la valeur ajoutée de l’application.

 

L12179448_10207887528367272_553628964_nikeToKnowIt (nom masculin, anglicisme) Gagneur de temps

Surfer sur le succès d’Instagram en créant une application qui permet de recevoir par mail toutes les marques simplement en likant une photo, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ?

Qu’en pensons-nous ?

Nous pensons que la génération actuelle passe déjà son temps à liker des photos sur Instagram. Recevoir toutes les marques par mail automatiquement est donc un atout de plus pour le Fast & Luxury Shopping. Pouvoir trouver nos pièces favorites sur Instagram sans avoir ni à se déplacer ni à guetter sur tous les sites marchands est une invention ingénieuse et qui va plaire à coup sûr. On pense également au plaisir que l’on va ressentir lorsque l’on va pouvoir s’acheter une pièce que notre mannequin/star/chanteuse/it girl préférée porte sur les réseaux sociaux.
Good Job LikeToKnowIt !

« Newly luxured »

« Newly luxured »

It was the beginning of October when I started my specialized MBA in luxury communication and strategies courses at the EFAP, and it was just during the Paris Fashion Week.
The city was crazy, there were people everywhere, from all around the world. One day I was taking a walk along the Avenue Montaigne, I bumped into these two amazing girls, who just happened to be two Brazilian fashion bloggers. Probably the two most famous ones! Coincidently, it was right during that week that our courses were deepening into the luxury concept…. so wide, so complex and sometimes almost contradicting! So many shades one can only truly understand by studying it!

At that very moment, as I realized those girls really were who I thought they were, all the content of the courses seemed to come back to my mind.  I looked at my  stunning fellow citizen, all dressed up from head to toes by the most prestigious Maisons and I could hardly concentrate on their apparel, since I could only think about this one question that came to my mind: Do these girls really know what they are doing here?
If you have a look at their social networks you’ll see how their outfits and accessories are perfectly matching. They are checking-in the most renowned fashion shows. Who wouldn’t love to be at their place? Nevertheless, being a good blogger is not only about showing the world your look of the day. But do they even try to enforce their knowledge about the fashion and luxury industry? Not at all! Those beautiful « dolls » just keep it superficial and it’s a shame! As respected influencers, these somehow privileged people have the opportunity, and I shall even say they have the duty to educate others. They definitely have all the tools so as to spread real knowledge and spot how fashion and luxury aren’t as superfluous as most people think.

It’s not only about aesthetics, nor about futility or earning money by advertising. There’s a complex and very unique universe behind every single tiny accessory worn by them. And all this could be explained on their social networks. Why not add a little bit of storytelling, in order to point out the history behind all these famous brands? I´m not talking about a specialized report, I´m talking about something accessible to all audiences, a few lines, simple and clear that could really change people´s perception about fashion and luxury.

In fact, Europeans may be used to it, it’s part of their legacy. But to us, from the emerging countries, the ugly truth is that we think we are flying but we are still crawling. In the last decade, the luxury industry´s growth in Brazil has been amazing. But as it is a newly implemented area, the concept of luxury still differs from how it is understood here in Paris, for instance. Consuming has been boosted, but communication hasn’t. Unfortunately, most of the population have no idea of its real meaning. Nor do these famous bloggers. So guys, let´s just step out of our terrible superficial stereotype! Let´s drop the weights and the clothes for a while and exercise our brains!!! I promise, it´s harmless! I for certain, am looking forward to this changing of mentality. Who knows, may be in a few years… I´m Brazilian, I never lose hope!

Digital is the godfather of LUXURY

On pensait que les maisons de luxe et le digital étaient paradoxalement incompatibles, toutes les industries s’adaptent aux paradigmes qui font la société et pour compte, nous pouvons avancer que l’industrie du luxe se joue de tous les leviers exploitables via le Web 2.0. et 3.0.

Petit panorama des différents moyens que mettent en place  les marques de créateurs pour élargir leur e-visibilité /e-réputation / « e-dream ».

 

  1. L’exclusivité web

Les maisons l’ont aujourd’hui bien compris, sur le web le créneau sur lequel il faut jouer est L’E X C L U S I V I T E !  Il reste le moyen phare d’acquisition pour contrer l’effet « mainstream » que représente Internet. Ainsi, chaque occasion particulière est l’opportunité de créer une collection capsule uniquement disponible sur Internet et bien sûr en édition limitée. Il ne s’agit pas seulement d’adapter les codes du luxe au Web mais de les intensifier afin d’assurer la convoitise du bien de luxe et la notion d’exclusivité qui lui est propre.

Dernière en date la collection capsule « 10 years » d’Alexander Wang :

Son concept, faire participer sa communauté pour célébrer les 10 ans de la marque, elle choisit les 10 pièces les plus mémorables à ses yeux qui seront rééditées et vendues exclusivement sur le site de la marque #WANG10.

2. Les influenceurs

Décriés puis adoptés par l’industrie, les blogueurs mode sont dorénavant des « icônes » qui reflètent la notion de rêve liée au luxe. Leurs parcours est représentatif d’une certaine forme  d’accomplissemenrrt auquel tout le monde peut s’identifier.

Photo Credits: VOGUE SPAIN April 2015

Photo Credits: VOGUE SPAIN April 2015

L’exemple par excellence, la blogueuse mode slash business woman italienne, Chira Ferragni qui n’ayons pas peur des mots est la « papesse » du milieu qui s’est fait sacré en Avril dernier en apparaissant à la couverture du VOGUE Espagne. Partenariats et sponsorings sont les moyens qu’utilisent les marques pour mettre en avant leur image ainsi que leurs nouveaux produits par ces ambassadeurs qui leurs permettent de toucher différents segments qui font vivre l’industrie et son mythe.

 

3. Les réseaux/medias sociaux

Les réseaux dédiés à l’image, la mise en scène et qui sont porteur d’inspiration pour le public sont les privilégiés des maisons du luxe car ils leurs permettent de se raconter. En effet, elles s’approprient l’art du storytelling sur Instagram, Snapshat, Tumblr, Pinterest et autres You-Tube afin d’y partager leur créativité  et retranscrire au grand public  l’univers, les codes, l’identité voir l’essence de de la marque. Tout comme une fenêtre qu’on aurait laissée entre ouverte sur les backstages des marques, les réseaux sociaux  deviennent de plus en plus intimes et offrent des moments encore jamais exploité ou du moins pas sous cet angle au public qui le vit par le biais de hashtags. Pour illustrer ces pratiques, la marque anglaise aux fameux trenchs, BURBERRY a su nous étonner. Entre les previews éphémères des différentes silhouettes de la collection printemps/été la veille de leur show à la #LFW  le mois dernier et leur live shooting pour cette même collection jeudi dernier la marque enchaîne les « premières » dans le genre et offre des moments confidentiels à sa communauté.

Burberryonsnapshat

4. Les shows

Vivre  les premiers rangs des défilés les plus prestigieux n’a jamais été si abordable dès lors l’apogée de la génération selfie et hashtag. Et nous l’avons vu précédemment, les marques sont loin d’ignorer ce phénomène. Bien au contraire, elles se l’approprient et font de leurs show des lives sessions aux différents points de vues et expériences. Les fronts rows sont les nouvelles vitrines des catwalks par leurs publications en tous genres. Prenons l’exemple du dernier CHANEL show qui a généré pas moins de 13 444 publications sur Instagram avec son #chanelairlines. D’un autre point de vu, c’est le défilé « SELFIE » de Dolce & Gabanna pour la collection Printemps/Eté 2016 à la Milan Fashion Week qui mettait en scène ses mannequins en accros des selfies qui eux étaient directement  publiés sur les réseaux sociaux.

Dolce and Gabbana Spring/Summer 15show

Photo Credit: Instyle magazine

L’ensembles de ces outils sont en accord total avec les générations connectées qui prônent le partage ou encore l’auto médiatisation qui sont ancrés dans la culture 2.0 . Pour autant, l’industrie du luxe se voit déjà aux prémices des expériences 3.0. Oui, 3.0 (vêtements connectés, la 3D et bien d’autres) car le futur se prépare dans le présent, notamment dans la mode avec la « Fashion Tech Week » que l’on peut qualifier comme la succursale de la « Fashion Week » de demain. Et, ce sont les initiatives de ce genre qui nous confrontent au fait qu’entre luxe et nouvelles technologies synergie il peut y avoir.

Apple Watch Hermès, le luxe 2.0

    Depuis le 5 octobre 2015, Apple commercialise sa montre connectée en partenariat avec Hermès. Une collection encore plus luxe qui se décline autour de bracelets et de cadrans spécialement créés pour le mariage de l’illustre sellier et du géant de l’électronique.

Jusqu’à lors, du côté de l’Apple Watch, il y en avait pour tous les goûts. Avec des dizaines de configurations possibles, la firme à la pomme croquée voit plus loin. Allier luxe et technologie. C’est l’audacieux pari que la marque Hemès ont relevé pour réinventer une nouvelle version de la montre connectée. Afin de mener son projet à bien, Tim Cook, actuel PDG d’Apple, a débauché Angel Ahrendts de chez Burberry, Paul Deneve de chez Yves Saint Laurent et Patrick Pruniaux de chez TAG Hauer. Pendant que la montre est repensée en Californie, l’atelier d’Hermès en France fabrique à la main chaque bracelet des trois nouveaux modèles que la marque propose.

Disponibles en version 38, 40 et 42mm, dotées de cadrans exclusifs et adaptables à trois bracelets emblématiques et chers à la maison Française, les nouvelles Apple Watch séduisent une clientèle plus féminine et luxueuse. La collaboration des deux entreprises définit à leur manière l’union de la technologie et du luxe. Les résultats sont là et les ventes s’envolent.

Devant les vitrines des Apple Store, les fashion victims ont volé la place aux geeks. Double tour, simple ou manchette, les nouveaux bracelets n’ont aucun secret pour les acheteurs. Avec un premier prix de 1300€, ce nouveau né reste plus abordable qu’une montre Hermès. Et à ce prix, les clients ont également droit à un packaging spécial aux couleurs de la maison Française.

Avec cette collaboration, Apple marque sa place dans le monde du luxe. Voulant se démarquer de l’image de gadget que la montre connectée entretient depuis son apparition, Apple souligne l’aspect « bijou » de son nouveau produit.

Si autrefois ses concurrents s’appelaient Samsung ou Motorola, la firme américaine joue désormais dans la cour de Tag Hauer, qui lançait il y quelques mois sa montre connectée.

Quand Burberry rencontre Snapchat

          Parce que la mode s’invente et se réinvente chaque jour, il est important pour les grandes marques de luxe de développer une certaine capacité à s’adapter aux évolutions qui l’entourent, notamment sur le plan digital. Aujourd’hui, les nouvelles technologies ne représentent plus une simple priorité, mais bien une nécessité.

Burberry à l’heure du digital

          Doucement mais sûrement, la célèbre marque de luxe britannique prouve son adaptation face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour cela, elle a su mettre en place une stratégie digitale démesurée, en plaçant le numérique au coeur de celle-ci. En effet, Burberry poursuit depuis plusieurs mois le développement de l’utilisation de nombreux outils digitaux et utilise la technologie à son avantage afin d’améliorer et compléter sa communication.

Jeudi 16 Avril 2015, la marque de luxe décide de se lancer un nouveau défi. A l’occasion de l’ouverture d’un nouveau flagship sur Rodeo Drive à Los Angeles, Burberry a annoncé le lancement de son compte Snapchat. Arrivée fracassante qui sera célébrée grâce à un évènement plutôt intimiste mais rediffusé en live sur Snapchat par la publication de courtes vidéos ou photos instantanées et également partagé sur l’ensemble des réseaux sociaux. L’ouverture de ce nouveau canal va leur permettre d’améliorer leur relations existantes et créer une nouvelle proximité avec leurs clients, notamment avec la génération Y qui est quant à elle plus jeune mais surtout plus connectée. Désormais, toute sa communauté peut garder un oeil sur l’actualité de la marque, peu importe l’heure où l’endroit où elle se trouve dans le monde.

Dimanche 20 Septembre 2015, Burberry frappe une nouvelle fois. Nous sommes J-1 avant la présentation de la collection Printemps/Été 2016 lors de la Fashion Week londonienne. Et pourtant, la marque nous réserve bien des surprises. Cette fois ci, Burberry décidé de faire découvrir à son jeune public et en avant première la nouvelle collection du défilé par l’intermédiaire de Snapchat. Ainsi, la marque va donner l’autorisation à chaque follower de suivre son histoire pendant les 24 heures qui précèdent le défilé : Tenues, make-up ou encore mannequins tels que Cara Delevingne, Jourdan Dunn et Suki Waterhouse, aucun élément ne sera laissé de côté. Nous entrons virtuellement dans les coulisses du show, grâce à Christopher Baily, PDG de la prestigieuse marque Burberry.

          Rapidement, la marque se propulse reine au rang du digital. Réfléchie et complète, sa stratégie lui permet d’attirer de nouveaux consommateurs potentiels. En effet, les moyens de communication traditionnels ne fonctionnaient quasiment pas avec une cible jeune comme la génération Y, friande de supports plus récents et instantanés comme SnapChat, Instagram, ou encore Twitter. Souvenons nous de l’ouverture du flagship à Shanghaï l’année dernière, la marque avait également opté pour l’utilisation d’un soutien provenant du social media grâce à l’application qui a connu un franc succès en Chine : WeChat. Par ce biais, Burberry a pu montrer l’envers du décor en postant une série de photos pendant le trajet de Londres jusqu’à Shanghai. Un moyen efficace qui permet de faire tenir le suspens jusqu’à l’événement.

          Globalement, on sait aujourd’hui que les consommateurs sont aptes à regarder plusieurs écrans à un moment donné, et les commerçants ont besoin de les capturer rapidement. « Les canaux traditionnels de marketing ne sont plus captivants ou en résonnance avec eux (la génération Y) » a déclaré John Elkaim, directeur du marketing au Olapic, New York. « Les plates-formes sociales numériques telles que Instagram ou Snapchat sont le point focal de leur attention, et les marques commencent à le reconnaître. Snapchat est la quintessence du court, grâce à un contenu rapide qui exige visualisation immédiate.

          Finalement, Burberry ne cesse de nous surprendre par sa faculté à s’adapter et à évoluer, notamment en utilisant le digital à son avantage. Un savant mélange de technologies au cœur de leurs stratégies qui permet aujourd’hui à la marque de créer de nombreux buzz mais surtout une relation toute particulière avec ses followers. Un avantage considérable, surtout lorsque l’on sait que les plateformes visuelles (comme Instagram ou SnapChat) permettent de booster l’engagement mais surtout le chiffre d’affaires des marques de luxe.

          Impatients, ils nous semblent légitime de se demander quelle sera la prochaine surprise réservée par Burberry ?