anticonformisme luxe 3

Le luxe de l’anticonformisme

Luxe anticonformisme 118h30, Place de la Madeleine. les échoppes sont en ébullition. Les files d’attente ne cessent de s’allonger comme si l’on était en pleine période de soldes, ou chez H&M lors de la sortie de la collection Balmain. Pourtant ici, ni rabais, ni hystérie collective devant une robe : juste le goût des bonnes choses, l’envie de faire plaisir, de se faire plaisir. Ne serait-ce pas ça cela le véritable luxe ? « Ce que l’on se permet de manière exceptionnelle, de dire ou de faire en plus, sans véritable nécessité » lit-on dans notre fameux Larousse.

Mais cette image n’est-elle pas qu’une vaine illusion ? Que cherche t-on vraiment en achetant un paquet de chips (à la truffe, certes) à sept euros à la Maison de la Truffe, ou des Saint-Jacques à quatre-vingt euros le kilo ? A se faire plaisir? Vraiment ? Ou à dire « que l’on s’est fait plaisir », sans véritablement le penser ? Est-ce que le luxe, cette notion apparemment si intrinsèquement liée à l’absence de nécessité, ne serait-elle pas pendant les fêtes – encore plus qu’en temps normal – relativisée et rattachée, si ce n’est à l’obligation, à la contrainte sociale ? Autrement dit, acheter du homard, du saumon fumé et du caviar pour les repas de réveillon, relève t-il du véritable luxe que l’on s’offre, ou d’un impératif social édicté arbitrairement et qui prescrit ces achats « pour des fêtes de fin d’année réussluxe anticonformisme 2ies » ?

Et si le réel luxe était d’être anticonformiste ? D’envoyer valser toutes ces pseudos exigences pour vivre des fêtes authentiques, sur-mesure, uniques en somme ?

Car le luxe, avant de se caractériser par l’absence de nécessité, se caractérise comme expérience, rare et hors du temps. Dès lors, passer de bonnes fêtes, ce n’est plus dire que l’on a acheté son chapon fermier au fois gras chez Fauchon, mais de vivre l’instant en profitant de ses proches, autour d’un chapon – ou non d’ailleurs – que l’on a pas forcément payé 230 euros comme c’est le cas chez le célèbre épicier de la Place de la Madeleine, mais dont les saveurs sont encore plus goûteuses et mémorables par l’investissement émotionnel dont il est chargé.

Alors, résistons au diktat du snobisme et des philistins ! Soyons luxe, soyons authentiques, soyons anticonformistes !

– Et vive les fêtes ! –

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *